Destination Cote de  Jade

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La lumière, les odeurs y sont très particulières. Le dossier suivant se propose de vous la faire découvrir. Situé à environ 30 minutes de Pornic, la visite de l'ile est presque obligatoire.

www.noirmoutiertourisme.com

Route du pont BP: 125

85330 Noirmoutier

Tel: 02.51.39.80.71 Fax :02.51.39.53.16



Les Marais et ses habitants ....

Les marais de l'île constituent un univers d'une extraordinaire richesse. Fréquentés par des oiseaux sédentaires et de très nombreux migrateurs, ils offrent de multiples possibilités d'observation de la vie sauvage.

Comment identifier sternes, canards, oies, échassiers de toute taille aux moeurs parfois étonnantes ?











Petite visite guidée...

Au cours du temps, les hommes ont fortement contribué à façonner le paysage noirmoutrin. A l'arrivée des moines au Vlème siècle, et jusqu'au siècle dernier, grâce aux techniques de poldérisation mises au point par les Hollandais, des digues de protection vont être apposées aux plus hautes marées. Ainsi obtenu, l'assèchement d'une partie de la vasière et des prés salés permettra de les transformer en marais salants et terres agricoles. Ces transformations vont offrir aux oiseaux qui fréquentaient l'île à cette époque des milieux de substitution favorables.


Les activités agricoles traditionnelles, la récolte du sel, en créant cet immense damier de marais et ce complexe réseau hydraulique fait d'étiers et de branches, ont permis de conserver jusqu'à aujourd'hui cette mosaïque de milieux où la flore et la faune sauvage ont pu trouver une place. Les nombreux oiseaux d'eau, habitants sédentaires ou simplement de passage, trouvent ici une nourriture abondante. Au début du printemps, au petit matin, une brume légère recouvre l'ensemble des marais et va se perdre dans les haies et les bosquets de cyprès. L'air est frais, piquant même, malgré le soleil. Au détour d'un plan d'eau, encore dans l'ombre des tamaris qui le bordent, un couple de canards Colverts cherche dans la végétation l'endroit idéal pour couver. Les Colverts, sans doute soucieux d'assurer leur descendance, forment des couples dès l'automne. Les couleurs du mâle sont éclatantes et son encolure vert métallique semble refléter les premiers rayons du soleil. La femelle se contente de couleurs plus ternes. Nichant au sol, elle évitera ainsi à sa couvée d'être repérée par le majestueux mais impitoyable Busard des roseaux, autrefois appelé Harpaye.


Tout proche, un oiseau chante à tue-tête, perché sur un buisson de soude. Ce passereau que François Piet, un naturaliste amoureux de Noirmoutier au début du siècle dernier, surnomme le Rossignol des marais dans ses inventaires de la faune noirmoutrine, n'est autre que la Gorgebieue, connue aussi autrefois sous les noms de Cliette des marais ou de Jabot-bleu. Dans le marais, la Gorgebleue est visible à partir de la fin mars, une fois revenue de ses lieux d'hivernage qui s'étendent du Portugal à l'Afrique du Nord. Dès le mois d'avril, le mâle revendique son territoire depuis son poste de chant situé en haut d'un tamaris, d'une moutarde ou d'une soude. Mais dès qu'on l'approche, il se dissimule à terre où se situe son nid. De la taille d'un Rouge-gorge, sa beauté et ses couleurs tranchent en été dans la végétation déjà jaunissante du marais.


De retour vers Noirmoutier-en- l'Ile, on peut emprunter la Jetée Jacobsen qui relie depuis 1810 le , port au Fort Larron, ancien poste de garde isolé et avancé en mer. Sa construction permit la poldérisation d'une cinquantaine d'hectares :les marais de Müllembourg. Là, sur les marais salants et salés 'de la réserve naturelle, il est possible d'observer les limicoles chassés par la marée montante. Ces marais, aujourd'hui protégés et gérés par le Conservatoire du Uttoral et les sauniers, ont la particularité d'être le plus important reposoir de marée haute de l'île. Ils offrent gîte et couvert à de nombreux oiseaux d'eau. Juchée sur ses immenses pattes rouges, silhouette frêle habillée d'un manteau noir et d'un corps blanc, voici l'Echasse blanche. Espèce menacée du fait de l'assèchement des zones humides où elle se reproduit, elle est le symbole de la réserve. Depuis 1983, la LPO suit et étudie cette espèce. Ainsi, certaines d'entre elles portent avec élégance des bagues colorées à chaque patte. Ces marques, posées par des scientifiques, permettent de connal1re en particulier ses déplacements lors de la migration. On a ainsi découvert qu'après avoir niché dans les marais de l'ouest, l'Echasse blanche transite par les marais du Portugal et le littoral marocain avant de rejoindre le Mali ou le Tchad pour y passer l'hiver.


Dans les marais de Müllembourg, un autre groupe d'oiseaux à l'allure très soignée est en train de se nourrir. L'Avocette élégante est facilement reconnaissable à son bec retroussé, qui lui permet de sabrer la vase en surface, perchée sur ses extraordinaires pattes bleues. Pendant la période de nidification, eile n'hésitera pas à feindre d'être blessée afin de détourner le prédateur de sa progéniture. On la retrouvera dans les marais à partir du milieu de l'automne et durant tout l'hiver. il y a presque 200 ans, les habitants de Barbâtre, qui l'observaient fréquemment, lui donnaient le nom assez impropre d'Oie Brette.


Au nord de l'île, par contre, sa façon caractéristique de se nourrir lui avait valu le surnom de Faucheur.

Un peu de discrétion suffit pour assurer une rencontre avec un groupe de Colverts (ici deux mâles et une femelle: les couleurs plus ternes de celle-ci l'aident à dissimuler sa couvée).



Mouettes, aigrettes, canards cohabitent à quelques pas de la ville, dans des marais riches en nourriture et en cachettes.

La mer, la pêche ...

Lorsqu'il se retire, l'Océan découvre des merveilles qui ne demandent qu'à se laisser cueillit: Outre qu'elle procure une excellente occasion d'occuper les enfants et de les initier à la découverte de la faune marine, la pêche à pied, pratiquée à marée basse, dispense aussi de savoureuses émotions gastronomiques, à découvrir en famille.





Les huîtres sauvages abondent, accrochées aux rochers sur les deux côtes de l'Ile. Il faut un couteau à lame assez épaisse pour décoller l'huître de son rocher et pour séparer les coquilles quand elles sont soudées entre elles. L' Opération quelquefois délicate . Mais quand on les rate en les ouvrant involontairement, il faut les manger sur place. Une délicieuse pénitence.

Huîtres et moules : sous surveillance Les moules poussent en colonies, accrochées à des pierres et au moindre vestige de bois. On les trouve par bancs entiers dans la baie de Bourgneuf et à hauteur de La Guérlnlère ou de L'Epine, où le terrain est très fertile en naissains. Il est facile de les ramasser à la main ou en s'aidant d'un couteau pour  mieux les détacher de leur support, mais il faut les trier car elles vivent attachées les unes aux autres et beaucoup sont de trop petite taille pour être consommées. C'est le revers de la médaille: en se parasitant mutuellement, elles s'empêchent de grossir. Attention cependant, le ramassage des huîtres et des moules est interdit à proximité des parcs.


Berniques et bigorneaux : un jeu d'enfant Contrairement aux idées reçues, les berniques, plus connues des enfants sous le joli nom de chapeaux chinois, qui abondent sur tous les rochers du littoral, peuvent se consommer. Crue, leur chair est ferme et iodée. Les berniques accompagnent égaIe- ment les ragoûts de pommes de terre ou se dégustent, grillées cone en bas, avec une noisette de beurre de Noirmoutier demi- sel. Les bigorneaux, également faciles à ramasser, doivent cuire quelques minutes dans une eau de mer bien relevée de poivre, dans laquelle on peut ajouter une ou deux feuills de laurier. Excellents amuse-gueule à l'heure de l'apéritif, ils se dégustent froids, éventuellement accompagnés d'une mayonnaise bien citronnée. Crevettes : au gré du vent Les crevettes grises se pêchent sur les plages, à l'aide d'une .chevrotière , sorte de rateau en forme de T, prolongé par un filet, que l'on pousse devant soi

(en vente dans tous les magasins).

Il faut quelquefois s'avancer dans l'eau jusqu'à la poitrine. Selon les spécialistes, les plages les plus productives sont situées sur la partie ouest de l'île, du côté de La Guérinière et un peu dans la baie. Les crevettes roses abondent surtout dans les rochers entre La Guérinière et Barbâtre, à la fin de l'été et par vent d'est.


Crabes et étrilles : avec des gants Le bon sens local affirme qu'un pêcheur à pied doit toujours soulever les pierres croisées sur son chemin. Dans la plupart des cas, il ne trouvera rien. Mais de temps en temps, il découvre un trèsor. La dégustation de tourteaux, également appelés crabes dormeurs, exige donc qu'on se donne un peu de mal : il faut en effet fouiller à la main dans les creux de rocher pour trouver où ils se cachent, loin dans la baie, et aller les chercher. Mieux vaut se protéger avec de solides gants de caoutchouc car l'animal résiste et se défend en pinçant... avec une belle énergie.

La chasse à l'étrille et aux petits crabes verts, qui font de délicieuses soupes, est moins risquée. Là encore, il faut les dénicher dans les rochers ou en retournant les pierres, que l'on prendra soin de bien remettre en place. Dans le cas contraire, elles ne pourraient plus servir de refuge et donc de piège. Pour une récolte plus productive, il faut s'installer près des parcs à huîtres et à moules, dont crabes et étrilles sont d'impitoyables prédateurs.

Coques et palourdes : un oeil de lynx La palourde, très convoitée pour la finesse de sa chair, à la coquille lisse et grisée, se signale (sur des terrains sablonneux riches et légers) par deux petits trous ronds placés côte à côte dans le sable, comme les trous d'un bouton. Il suffit de gratter le sol à l'aide d'une cuillère à soupe enfoncée de cinq à dix centimètres en imprimant un mouvement de levier pour s'en emparer. Les coques, à la coquille ronde et blanche régulièrement striée, sont beaucoup plus difficiles à déceler car rien ne permet de deviner leur présence. Les habitants de l'Ile affirment qu'avec l'habitude, on détecte le petit jet d'eau qu'elles lancent quand on piétine leur terrier. Palourdes et coques vivent en colonie, comme les cèpes: quand on en a trouvé une, les autres ne sont pas loin ! Avant de les déguster, crues ou sautées en persillade, il faut les laisser dégorger quelques heures dans l'eau de mer pour qu'elles se débarrassent de leur sable.

Patagots : le geste du jardinier Dénommés 4 moines ou patagots, ces bi-valves, plus gros que les palourdes, se distinguent par un trou en forme de huit. Avec une petite pelle ou un couteau, on s'enfonce dans le sable sur 10 à 15 cm pour déterrer le coquillage.


Couteaux: l'art du leurre pour son malheur, si la chair excessivement ferme du couteau ne présente que peu d'intérêt gustatif, sa pêche amuse considérablement les enfants. Qu'on  en juge: l'animal laisse sur le sable une empreinte en forme de clé à l'ancienne. Si l'on dépose quelques grains de gros sel sur cette trace, le couteau berné, croyant au retour de la marée, re- monte à la surface. C'est du moins ce que prétend la rumeur sur les plages à marée basse. En réalité, il semblerait que le couteau n'apprécie tout bonnement pas le sel concentré et qu'il ne sorte que. ..pour changer de place. Quoi qu'il en soit, il ne reste plus qu'à s'en saisir.


Soles et plies : jeu d'adresse Les habitants de l'Ile pratiquent la pêche à pied des soles et plies, qu'ils harponnent au. piquet ", une petite foène. Inutile de préciser que l'exercice requiert une certaine habileté, d'autant que seul un reil averti est capable de repérer leur forme sous le sable, où ces poissons plats s'enterrent volontiers. Les plus maladroits auront peut- être la chance de se consoler avec les seiches qui se sont laissées surprendre par le reflux et restent échouées sur la plage. .

Le passage du Gois


Deux fois par jour, la marée se découvre sur le passage du gois. Une route de quelques kilomètres à vraiment découvrir. Bien se renseigner sur les marée, laisser votre voiture sur les parkings et aller à pied rejoindre la mer qui monte.


Le gois, depuis de nombreuses années, est devenu un lieu de pêche à pied très fréquenté.


Vous serez étonné de voir à quelle vitesse, le mer reprend sa place. Vous pourrez tranquillement remonter avec elle ( Ne pas trop s'éloigner de la cote, ne jamais suivre une autre voiture qui s'aventure en dehors des heures de marée basse et surtout rester sur la route !!)

1H1/2 avant et après la marée basse, le passage du gois est praticable en toute sécurité.






Les postes de secours ne sont uniquement là pour la décoration. Tous les ans, ils recueillent des personnes imprudentes qui n'ont pas respecté les consignes.


L'ile

A l'abri des murs protecteurs, noirmoutier cache de superbes jardins. Luxuriants ou modestes, mais toujours d'une étonnante harmonie.

Les moulins édifiés sur les cotes constituent une drole de curiosité. A découvrir.



Merci au magazine Ici et Là pour son aide.